Une ouverture …. en seconde catégorie !

Une ouverture …. en seconde catégorie !

Cela faisait bien des années, plutôt des décennies maintenant, que je n’étais pas retourné dans la haute vallée du Lot, entre Saint-Geniez-d’Olt et Saint-Laurent-d’Olt. J’en ai gardé un souvenir plutôt mitigé avec, sur ce cours d’eau classé en seconde catégorie, beaucoup de poissons blancs, notamment de nombreux barbeaux, et des eaux souvent très basses et chaudes en été. Mais j’avais également en mémoire une rivière magnifique en amont du barrage de Castelnau-Lassouts. En 2020, 11 km de rivière s’écoulant au cœur des gorges, entre le pont de Pomayrols (aval) et le ruisseau du Moulinet (amont), ont été mis en parcours no-kill truite. C’est notamment grâce à l’achat des berges par la Communauté de Communes des Causses à l’Aubrac que ce parcours a pu voir le jour après 20 ans de procédures et l’abandon d’un projet de barrage. Car le Lot ne présente ici aucun barrage hydroélectrique en amont. Son cours naturel alterne entre radiers, plats et profonds et sa population piscicole compte des barbeaux qui côtoient des vandoises, des chevesnes, des goujons et quelques belles truites sauvages dont nous avons eu écho.

Nous décidons donc, J.P, André, Fouytoc, Piscare et moi même, de faire cette ouverture 2022 sur ce cours d’eau. Nous avions réservé un gîte à proximité de Sainte-Eulalie-d’Olt, une jolie cité médiévale classé parmi les  » Plus Beaux Villages de France », au Mas de Barthe, où nous avons reçu un accueil des plus chaleureux et trouvé un hébergement des plus agréables. Arrivé la veille, nous prospecterons un peu les secteurs de pêche pour le lendemain. Nous passerons évidement une partie de la soirée à regarder le tournoi des six nations.
Le jour J, avec une météo bien moins pire annoncée mais du vent, quasi inévitable dans cette vallée, nous irons pêcher le matin vers le pont de Pomayrols. La matinée fut longue et malgré des spots de pêche magnifique, la déception sera de mise. Trois truites seulement dont une « surdensitaire » et trois capots sur cinq. Seul Fouytoc s’en sortira honorablement avec deux belles aveyronnaises, de 28 et 37 cm, prise en nymphe.

Fouytoc avec une belle…
…et une autre

L’après-midi, changement de secteur pour une session dans les boraldes, petits affluents en rive droite du Lot qui descendent du plateau de l’Aubrac, réputées très poissonneux. Piscare et moi même opterons pour la plus grande, celle de Flaujac ou Boralde Flaujaguèse, longue de 29 km et qui prend sa source à 1440 m d’altitude. J.P, André et Fouytoc irons sur celle de Saint-Chély-d’Aubrac, sur le plateau à quelques 800 m d’altitude. Mais pour eux comme pour nous ce sera un capot majestueux. Des eaux froides, autour de 5°C et des cours d’eau fermés.

Le lendemain, après une soirée où l’inévitable aligot saucisse fut de mise, nous retournerons sur le Lot en amont de Saint-Geniez sur des parcours plus jolis les uns que les autres mais qui ne donnerons rien ou presque avec un beau décroché pour Piscare et une belle de 38 mise à l’épuisette pour J.P, qui n’avait pas digéré son capot de la veille ! L’après-midi, une surprise nous attendait avec de la neige en abondance. Ce sera sieste pou tout le monde !
Lundi matin, pour notre dernière session de pêche, un peu dégouté du manque de poisson, nous irons « tremper le fil » sans grande conviction à Saint-Géniez, sur le parcours famille. Là, nous ne prendrons quelques « surdensitaires » qui ne se réveilleront que vers les 10h00.
Une ouverture peu prolifique mais de nouvelles découvertes avec bien entendu de bons moments de partage et de rigolade.

Une belle pour J.P
Le Lot à Saint-Géniez
Une surdensitaire du parcours famille
La légende de Saint-Geniez d’Olt : La statue ,qui trône au milieu du Pont Vieux, est une évocation de la légende de Saint-Geniez d’Olt. On raconte qu’à la fin du XVe s., vivait à Saint-Geniez un pêcheur dont les deux enfants avaient capturé une marmotte. Par un après-midi orageux, le petit animal s’enfuit, effrayé, vers le « Puech del Rey ». Les deux enfants se lancèrent à sa poursuite alors qu’un violent orage éclatait, noyant la vallée sous un vrai déluge. A leur retour, plusieurs maisons avaient été emportées dont la leur, et leur père avait péri noyé. Leur vie avait été épargnée grâce à la fuite du petit animal. Ils furent appelés familièrement les Marmots. Ce nom fut donné, par extension, à tous les habitants. Aujourd’hui encore, les habitants de St Geniez s’appellent officiellement les Marmots et Marmottes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.