Historique

Historique

L’association « Fous de Toc » a été créée en septembre 2016 et déclarée à la préfecture de la Haute-Garonne sous le n° W313025154. Elle est basée à Colomiers (31).

La pêche au « toc » regroupe en fait plusieurs techniques qui ont en commun une canne, un fil, un témoin, des plombs et un appât naturel. C’est une pêche itinérante typique des Pyrénées qui vise à faire évoluer un appât en imitant le mieux possible le passage naturel d’une proie. Cette pêche, qui aux yeux de certains renvoie l’image d’une pratique un peu « veillotte », sans grande technicité, a connu des bouleversements et un renouveau depuis quelques décennies. Elle se décline aujourd’hui sous un autre jour : c’est une pêche subtile et difficile à maitriser face à des truites de plus en plus « éduquées ».

Nous pratiquons cette « pêche » principalement dans les cours d’eau des Pyrénées Centrales et du Béarn avec comme « ligne directrice » la découverte, le partage et le respect de ces milieux fragiles.
Mais au delà du désir de partager une passion commune, l’association trouve également son origine à la suite d’une pétition nationale que nous avions lancé fin juin 2016 suite à l’incident intervenu sur la retenue du Rioumajou qui a impacté la Neste d’Aure (Hautes-Pyrénées) et contre le projet de développement de la petite hydroélectricité du Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer : « Micro centrales, barrages … Stop, ça suffit ! ».
En parallèle de cette pétition qui a réuni plus de 3000 signataires, une lettre rédigée sous l’égide d’Alphonse Arias, membre d’honneur de l’association, rassemblant plusieurs milliers de soutiens dont une trentaine de Fédérations Départementales de Pêche, a été adressée à Madame la Ministre Ségolène Royal dénonçant son projet.
Aujourd’hui, plus que jamais, ces projets se multiplient sur le territoire et nous considérons que l’heure n’est plus à « la petite épicerie » mais que les pêcheurs doivent mettre de coté leurs divergences et se mobiliser afin d’enrayer ce programme de destruction de nos derniers cours d’eau libres.
Outre l’aspect ludique de la pêche au toc, nos membres se positionnent donc comme lanceurs d’alerte contre toute atteinte des milieux aquatiques (signalements, soutiens…).