Fermeture en famille en vallée d’Aspe

Fermeture en famille en vallée d’Aspe

Alphonse Arias

Traditionnellement nous faisons la fermeture en famille, Fanette, Isabelle et moi. Cette année c’était en vallée d’Aspe (64) sur plusieurs affluents. Une journée d’aventure et de « pêche partage » dans un torrent emblématique où nous devons marcher ¾ d’heure vers l’amont sur le lit sec avant de trouver de l’eau, à condition qu’aucun obstacle infranchissable causé par quelque crue, ne nous en empêche ; bien avant les périodes de sècheresse, le ruisseau disparaissait déjà en s’infiltrant pour ne ressortir que dans le gave !
Que c’est triste un ruisseau sec… Arrivés près des gorges dont les berges sont des parois rocheuses et verticales, lieu lugubre s’il en est, nous arrêtons de marcher pour prêter l’oreille afin de savoir si un clapotis témoignerait de la vie du torrent.
D’habitude, on trouvait l’eau juste avant les gorges, mais, comme partout, les étiages sont de plus en plus sévères… Dix minutes plus tard, dans un décor des mille et une nuits, « notre » torrent nous appelle. Son eau limpide chante en glissant sur des galets et des graviers couleur ardoise.
Les premiers coups de ligne seront stériles. Contrairement aux années passées nous ne voyons  aucune truite. Nous apercevions habituellement des bancs de truitelles et, même si ça ne mordait pas, quelques belles truites arrivaient, d’où on ne sait, pour venir voir le ver ou la sauterelle…
Ici la croissance est lente (moins de 18cm à 3 ans). Au bout d’une heure, première touche et première truite juste maillée. Je la rends à son élément.
Fanette prendra immédiatement après deux belles sans bouger les pieds de place (30 cm et 22 cm).
Un petit casse-croûte et nous continuons notre progression vers l’amont. Là, oui, nous apercevons quelques bancs de truites, parfois d’une dizaine d’individus…
Une bonne vingtaine de truites agrémenteront cette pêche-aventure et nous n’en garderons que cinq, pêche raisonnée oblige. Il est vrai qu’elles ont une odeur et une saveur à nulle autre pareille !
Assez difficilement, je retrouve la pente qui nous permet de rejoindre un sentier de rando et nous retrouvons ainsi, au bout d’une heure, notre voiture garée au bord du ruisseau sans vie…
Voilà une pêche bonheur et sportive avec des images merveilleuses plein la tête !    

Encore un petit 1/4 d’ heure de marche vers l’amont et le torrent bondira sur ses galets.
Le bonheur du partage !
Fanette dans un décor de rêve
Pêche partage

Les habitantes des lieux

Une habitante des lieux

6 réactions au sujet de « Fermeture en famille en vallée d’Aspe »

  1. Ça c’est le top,remonter un cours d’eau à sec dans une gorge perdue,puis trouver l’eau et donc la vie aquatique,le reste après ce n’est plaisir et bonheur;les robes de ces truites le prouvent. J’imagine ton sentiment d’être dans ce lieux en famille. Merci Alphonse.

  2. Belle fermeture en famille Alphonse , un lieu quelque peu déroutant il a fallut chercher l’eau mais quelle récompense au bout le torrent est magnifique vous avez du bien vous régaler et finir la saison en beauté .

  3. bonjour à tous et grand merci pour vos commentaires bien sympas !
    – merci Sylvain de dire qu’il est agréable de me lire.
    – Daniel me connait suffisamment pour savoir ce que j’aime le plus dans la pêche.
    – Florian, le côté « lugubre » c’était, quelque part, la cerise sur le gâteau !
    – Gilou, remonter ce torrent sec est pour moi un mélange de nostalgie, d’angoisse et de merveilleux souvenirs d’images sublimes…
    – Pascal, oui, la récompense de commencer à entendre le chuchotement de l’eau, celle qui donne la vie au ruisseau mais chaque fois la crainte, parfois justifiée, de trouver des truites mortes dans quelques flaques…

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