Les "bons" pêcheurs et les "mauvais" pêcheurs...

Suite à un article publié le 20 novembre 2017 dans la Dépêche - Grand Toulouse dont vous trouverez une copie ci-dessous, l'association Fous de toc, estimant certains propos préjudiciables à son éthique ainsi qu'à bon nombre de pêcheurs, a exercé son droit de réponse en la personne de son président.

L'article publié le 20 novembre 2017 en page 13 du Grand Toulouse

Copie du droit de réponse adressé à la rédaction de la Dépêche ce jours

Madame, Monsieur,

Faisant suite à votre article "Les pêcheurs à la mouche font invalider la maille de la truite paru dans le journal La Dépêche - Grand Toulouse le 20/11/2017 en page 13 et signé B.dv., je vous fais savoir que je souhaite au nom de l’association Fous de toc (1) exercer mon droit de réponse.
En effet, j'estime que les propos tenus à l’encontre des pêcheurs comportent des contre-vérités qui, non seulement portent atteintes à notre éthique, mais aussi plus généralement au milieu halieutique avec des sous-entendus provocants.
En conséquence, je vous saurais gré de bien vouloir publier le communiqué rectificatif suivant dans les meilleurs délais :

"Les « Bons pêcheurs » et les « Mauvais pêcheurs », telle pourrait être la conclusion de l’article publié le 20 novembre 2017 dans la Dépêche sous le titre « Les pêcheurs à la mouche font invalider la maille de la truite ». Il est en effet surprenant de lire dès l’introduction qu’il existerait : « D’un coté des adeptes du beau geste technique et souvent de remise à l’eau des poissons pêchés. De l’autre des pêcheurs traditionnels pour qui un beau panier de truites est le point d’orgue d’une journée passée au bord du torrent ». Cette opposition gratuite est sans conteste synonyme d’un sous-entendu comme quoi il existerait une « caste » supérieure dans le milieu de la pêche (les pêcheurs à la mouche) et une masse de pratiquants relégués à de vulgaires prédateurs (les autres), en quelque sorte une tribu inférieure et archaïque. Ces propos diffamatoires, qui datent d’un autre âge, sont totalement infondés et ne reposent sur rien. Il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais » pêcheurs : il n’y a que des pêcheurs, certes plus ou moins respectueux, chez les pêcheurs à la mouche, comme dans les autres techniques. Problème d’éducation probablement, que l’on peut retrouver dans toutes les activités !
Pire encore, en ces temps difficiles pour nos cours d’eau, agressés de toute part par les pollutions à répétition, les projets de microcentrales, les problèmes liés à la sécheresse et aux prélèvements d’eau, etc., il est inconcevable de tenir aujourd’hui des propos qui pourraient sans peine diviser les pêcheurs. L’heure n’est pas à ce genre de provocation mais au rassemblement en nous serrant les coudes une bonne fois pour toutes afin de freiner l’inexorable dégradation des milieux aquatiques, patrimoine naturel dont il faut souligner l’accessibilité à tous en France.
Pour en rajouter un peu, l’encart intitulé « Halte à l’asticot » serait probablement risible si c’était une brève de comptoir. Or, ce n’est pas le cas et cet appât encore utilisé dans notre région est présenté comme, je cite : « mortel », avec une justification chimérique digne d’un quidam, en tout cas certainement pas celle d’un pratiquant. Pas plus que les autres appâts naturels, l’utilisation de vifs, de poissons morts, ou de leurres, l’emploi de l’asticot n’est létal pour les truites : ce qui peut l’être, c’est la mauvaise pratique, même à la mouche, en laissant le poisson engamer l’appât ! N’y a t’il pas ici un désir caché et inavoué d’interdire totalement les appâts naturels ? 
La pêche en France vaut mieux que ça et, pour reprendre une expression d’un célèbre écrivain chroniqueur halieutique : il faut arrêter de faire de la « petite épicerie » si on veut que nos enfants puissent encore profiter de ces joyaux que sont les truites. "

En espérant vivement que ce droit de réponse soit publié.Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'expression de mes salutations distinguées.

Fait à Colomiers le 21 septembre 2017
Pour l’association Fous de toc
Le président
Fabrice Pons

1 : L’association Fous de Toc est une association loi 1901 déclarée à la Préfecture de la Haute-Garonne sous le numéro W313025154. Cette association a pour but la découverte, la promotion et le développement de la pratique de la pêche à la dérive aux appâts naturels et la participation à la protection et à la surveillance des milieux aquatiques et du patrimoine piscicole, notamment contre toute altération de l’eau, pollution ou destruction de zones essentielles à la vie du poisson.



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